Samedi 17 mai 2008
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17:11
Je suis un enfant de la mer
Que la houle solitaire
Trimbale de flot en flot.
Je m’invente des navires
Qui à la nuit expirent
Leurs antiques sanglots.
Une tempête m’a conté
Que l’océan enchaîne l’éternité
A son fond souverain.
Chaque pluie, chaque orage
Sur son flan se dégage
Pour finir au creux de ses reins.
L’abîme nous interpelle,
Nos pensées se mêlent,
Sinueux gouffre !
La mélodie nous porte,
Comme la mer transporte
L’âme qui souffre.
Par samantha
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Samedi 17 mai 2008
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Aux premières couleurs jaillissant du jardin sombre, aux notes qui m’attirent vers la rue…
L’odeur du parfum des fleurs en couronne ! Je sens du jasmin, je devine la caresse odorante des roses et les lilas. Les lilas.
Ils dansent tous comme dans un rêve. On peut les voir, virevoltant solitaires que la nuée emporte. La mélodie, elle les porte au dessus des crânes en sursit et des corps décharnées.
Je tente de les suivre, ramassant sur le chemin délaissé, pétales émouvants d’une fête nomade. Mes cris, mes appels retombent en écho près de ma tête étourdie.
L’un d’eux enfin se retourne, me considère et s’enfuit. Il m’abandonne au milieu de la rue désormais déserte.
Les autres, les somnambules et les marcheurs les ont rejoint.
On meurt assez vite mais on court assez longtemps.
Par samantha
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